31 réponses à Histoire de logo

  1. adm dit :

    Pour faire cours, je vais utiliser un exemple très simple pour vous faire comprendre que c’est une ânerie sans nom cette histoire de concours : pour manger ma tartine le matin, j’ai besoin de pain, donc tous les matins je vais voir les trois boulangers qui sont à coté de chez moi et je vais organiser le concours de la meilleure baguette. Je vais leur demander de faire 3 baguettes et je vais goûter chacune pour me faire une idée, celui qui a gagné, je lui paye sa baguette et les autres, ils pourront aller se rhabiller. Pour faire court, les deux autres boulangers n’auront travaillé pour rien… pas un rond… vous pensez que les gens sont aussi crétins ? vous travailler gratuitement vous ?

  2. Anonyme dit :

    « Il n’y a là rien contre la profession de graphiste, j’imagine que ces derniers ne vivent pas que de la commande publique. »

    Et de la même façon, des entreprises privées ne se privent pas d’organiser, dans la plus grande légalité, ces mêmes concours pour leur logo. (http://www.brandsupply.fr/concours)
    A l’instar d’un concours, ce type de commande oblige un graphiste à faire ses preuves pour obtenir.. obtenir quoi d’ailleurs :
    – un poste ? non.
    – un salaire ? non plus.
    – juste le fruit de la commande. Une parmi tant d’autres qu’il a (on espère pour lui, la réalité est souvent différente).

    Seriez-vous heureux de travailler certains jours pour rien car des gens ont jugés que d’autre avaient mieux travailler que vous ?

    Si l’Etat (oui, une collectivité locale représente l’Etat) se met à suivre la même logique, cela deviendra préjudiciable à ce corps de métier qui se bat depuis des années contre cette pratique.

    Réduire les coûts, oui ! C’est possible, un exemple simple serait de réduire les intermédiaires -> traiter directement avec les graphistes.
    Ce n’est pas compliqué et ce n’est qu’une idée parmi tant d’autres.

    Ou mieux encore : se demander si la réelle priorité de la région est de changer son logo ou s’il ne faudrait pas s’occuper un peu plus de ce qui est nécessaire sur le terrain, c’est à dire renforcer les dispositions en faveur d’un développement sanitaire, sociale, économique, scientifique, territoriale, etc.

  3. VincentB dit :

    adm, ce que vous dites est factuellement exact mais comment répondent les entreprises qui soumissionnent pour une commande publique de logo ? Peuvent-elles se contenter d’une déclaration d’intention ?

  4. VincentB dit :

    Anonyme (dommage que vous le soyez) nous pouvons nous rejoindre sur un point, c’est quand vous dites « se demander si la réelle priorité de la région est de changer son logo ou s’il ne faudrait pas s’occuper un peu plus de ce qui est nécessaire sur le terrain ». C’est de ce constat que je suis parti, changer le logo d’un département ou d’une région est actuellement une dépense inutile.

  5. Kaes dit :

    « On m’accuse de vouloir tuer le métier de graphiste »
    > C’est un peu ce qu’encourage votre propos, même si ce n’est pas votre objectif à l’origine.

    « Je considère qu’une collectivité quelconque n’a pas à passer de marché public pour faire son logo. Soit elle le fait en interne, soit elle le fait de manière à ce que cela coûte un minimum d’argent à la collectivité. »
    > En effet, les marchés publics étant de toute façons vendus (appelons les choses par leurs noms). Mais entre « 0 € », « en interne », « un minimum d’argent », il y a un sacré fossé.

    « Associer les habitants de la collectivité à participer activement à la conception du logo peut s’envisager. »
    > Créer un logo est un vrai métier. Je vous laisse imaginer la tronche des immeubles si on laissait les gens faire les logements sociaux des villes par eux-même. Plus d’infos : http://www.aetherconcept.fr/pourquoi-faire-appel-a-un-graphiste-independant/

    « Les plus virulents m’accusent de vouloir mettre toute la profession sur la paille avec cette histoire de concours, ce qui vous en conviendrez est excessif. »
    > Ce n’est pas excessif : http://www.aetherconcept.fr/crowdsourcing-esclavage-moderne/

    « Où trouver un juste milieu alors ? »
    > En se renseignant ? J’dis ça, j’dis rien…

    « Un logo de collectivité territoriale n’est pas un logo d’entreprise privée, encore moins un logo de marque. Il devrait être fonctionnel avant tout. »
    > Au même titre que le logo d’entreprise privée ou de marque. Ce propos montre bien votre méconnaissance du sujet. Un logo n’est pas fait pour être « jolie », mais pour faire sens. Après, des rigolos, on en a beaucoup dans le métier avec les idées reçues colportées par des gens mal informés…

    « S’il est design en plus pourquoi pas. »
    > Fonctionnel = design. Vous confondez « design » et « beau ».

    « J’estime*** qu’en outre on les refait de plus en plus souvent et pour de plus en plus cher. C’est cette spirale qui doit cesser. »
    > On est d’accord. Mais quand on fera des marché public aux conditions cohérentes et qu’on fera

    Un dernier mot avant de vous laisser. Dans cette mini-histoire j’ai été associé à Valérie Pécresse****. Je tiens à préciser que je n’ai aucune sympathie politique particulière pour l’UMP en général et pour Valérie Pécresse en particulier. Il vous suffira de parcourir certains billets de ce blog – le précédent par exemple – pour vous en convaincre.

    * Je ne touche aucun Euro d’argent public, je suis un citoyen lambda.
    ** Ceux qui sont plus ou moins d’accord avec moi n’ont pas « tweeté » pour le dire. C’est un fait indépendant de ce qui m’arrive, il est plus facile d’écrire quand on n’est pas d’accord que l’inverse.
    *** C’est ma perception.
    **** Gagez que mon tweet sans l’association de son nom n’aurait reçu aucun accueil. Il aurait été ignoré.

  6. Kaes dit :

    (Pardon, j’ai validé involontairement mon commentaire sans l’avoir terminé. Je le remet entier, merci de supprimer la première version).

    « On m’accuse de vouloir tuer le métier de graphiste »
    > C’est un peu ce qu’encourage votre propos, même si ce n’est pas votre objectif à l’origine.

    « Je considère qu’une collectivité quelconque n’a pas à passer de marché public pour faire son logo. Soit elle le fait en interne, soit elle le fait de manière à ce que cela coûte un minimum d’argent à la collectivité. »
    > En effet, les marchés publics étant de toute façons vendus (appelons les choses par leurs noms). Mais entre « 0 € », « en interne », « un minimum d’argent », il y a un sacré fossé.

    « Associer les habitants de la collectivité à participer activement à la conception du logo peut s’envisager. »
    > Créer un logo est un vrai métier. Je vous laisse imaginer la tronche des immeubles si on laissait les gens faire les logements sociaux des villes par eux-même. Plus d’infos : http://www.aetherconcept.fr/pourquoi-faire-appel-a-un-graphiste-independant/

    « Les plus virulents m’accusent de vouloir mettre toute la profession sur la paille avec cette histoire de concours, ce qui vous en conviendrez est excessif. »
    > Ce n’est pas excessif : http://www.aetherconcept.fr/crowdsourcing-esclavage-moderne/

    « Où trouver un juste milieu alors ? »
    > En se renseignant ? J’dis ça, j’dis rien…

    « Un logo de collectivité territoriale n’est pas un logo d’entreprise privée, encore moins un logo de marque. Il devrait être fonctionnel avant tout. »
    > Au même titre que le logo d’entreprise privée ou de marque. Ce propos montre bien votre méconnaissance du sujet. Un logo n’est pas fait pour être « jolie », mais pour faire sens. Après, des rigolos, on en a beaucoup dans le métier avec les idées reçues colportées par des gens mal informés…

    « S’il est design en plus pourquoi pas. »
    > Fonctionnel = design. Vous confondez « design » et « beau ».

    « J’estime*** qu’en outre on les refait de plus en plus souvent et pour de plus en plus cher. C’est cette spirale qui doit cesser. »
    > On est d’accord. Mais quand on fera des marché public aux conditions cohérentes et qu’on permettra une meilleure accessibilité de ceux-ci aux petits, alors les coûts seront forcément réduits. Ou à faire en interne, comme vous le suggérez. Au moins, plus de graphistes pourront espérer un poste dans la fonction publique.

    Je vous remercie toutefois d’avoir pris la peine de nous répondre, contrairement à Madame Pécresse.

  7. julien dit :

    « adm, ce que vous dites est factuellement exact, mais comment répondent les entreprises qui soumissionnent pour une commande publique de logo ? Peuvent-elles se contenter d’une déclaration d’intention ? »

    Je rejoins les propos d’adm.
    Comment faites-vous lorsque vous faites appel à une société de plomberie dans une collectivité ? Vous leur demandez de réaliser une partie des travaux pour voir si le travail est à la hauteur de vos espérances ou vous jugez sur l’expérience passée et les références.
    Scoop ! Les designers graphiques et autres agences de design ont toutes des portfolios et des sites internet facilement consultables qui permettent, comme pour les plombiers, de pouvoir juger des capacités professionnelles avant d’engager une commande. Malheureusement, le travail de designers graphiques est suspicieux. Bon nombre de personnes pensent qu’il est facile d’ouvrir un logiciel de dessin de gribouiller quelques Mickeys pour obtenir un logo facile et pas cher et sa belle charte graphique de 120 pages et ses déclinaisons. Et en profitez pour donner son avis à qui veut l’entendre sur le choix de telle couleur ou de telle typographie… Parce qu’il est bien connu qu’en France en plus de faire son travail quotidien (comptable, médecin, élu de la république, etc.) le tout-venant est expert en chromie et est un typographe émérite. Mais comme la plomberie faite maison, le design graphique fait maison (ou en interne) aboutit souvent à des résultats bancals.

    Les designers graphiques comme les plombiers font des études supérieures (souvent 5 années pour les écoles nationales, Arts déco, Estienne, ENSCI, etc.) qui leur permettent d’acquérir un savoir-faire et une expertise qu’ils vont approfondir au cours des années, comme toutes professions. C’est cette expertise et ce savoir-faire que vous payez. Lorsque vous achetez un logo et une charte graphique, vous payez certes un travail effectué, mais aussi une valeur ajoutée. Le designer graphique est censé être payé à hauteur de la diffusion de son travail graphique, tout comme le photographe. C’est ce que l’on appelle le droit d’auteur. Et il s’applique, en France, à tout travail de création artistique, ce qui est le cas du graphisme. La conception d’un travail graphique doit être facturée proportionnellement à sa diffusion. À petite diffusion petit prix et vice versa. L’Ile de France n’a pas à rougir de sa superficie. Et le logo créé sera potentiellement vu par des millions de personnes.

    Il manque en France une vraie culture de la chose graphique et imprimée (malgré une histoire riche). Il n’est pas normal qu’en sortant du collège on ne sache pas qui est Le Corbusier, Claude Garamond, Roger Excoffon (qui a changé l’image de la France et créé son identité à travers ses créations typographiques, dans les années 50) ou plus proche de nous Jean Widmer ou Roger Tallon. Les pays anglo-saxons et germaniques enseignent le design dès l’école primaire en sensibilisant les enfants au design graphique, à l’architecture, à la photographie. Le néant qui habite les enseignants français en matière de design graphique parfois me consterne. Comment par exemple peut-on enseigner l’écriture sans savoir ce qu’est un ductus… Mais je m’égare.

    Pour rappel et pour conclure, le fait de faire appel dans le cadre d’un appel d’offre public à des designers graphiques ou des agences en leur demandant de produire des éléments de création graphiques sans rémunération est illégal.

    http://www.alliance-francaise-des-designers.org/les-marches-publics.html

    PS. il y a de nombreux designers graphiques qui ne vivent principalement que de la commande publique. En cherchant un peu du côté du ministère de la Culture, je suis sûr que vous trouverez quelques noms célèbres.

  8. Faire des logos c’est un vrai métier. On est aujourd’hui envahi de logotypes bons marchés crées sans profondeur ni qualité graphique. Du coup il est raisonnable de penser qu’après tout il suffit de faire un concours et n’importe quel bricoleur pourra fournir un résultat bien moins coûteux que ses « voleurs d’agences de com’ « . Ca ne concerne pas que le plombier du coin, mais aussi de grandes institutions ou grandes entreprises.

    Cela s’explique notamment par le manque de culture graphique des commanditaires (les services com’) et, avouons le, du niveau de compétence en chute libre des graphistes eux-même. Aujourd’hui on leur demande de faire de la programmation, de la 3D, etc. pour un salaire de misère, mais ils sont incapable de travailler la typographie alors que c’est le domaine le plus important quand on s’attaque à la création de logotype.

    Une identité graphique (le logotype n’en est qu’une partie, importante certes, mais il ne peut se suffit à lui-même) nécessite un long travail préparatoire, qu’il est difficile de faire en interne, et qu’on ne peut obtenir qu’après de multiples entretiens et analyses. La création du logo en lui-même n’est que l’aboutissement de ce long travail de maturation.

    Les choix opérés par le commanditaire nécessitent également de solides connaissance en interne ou le choix d’un prestataire compétent qui ne comptera pas ses heures pour donner à son client tous les éléments objectifs ET subjectifs de choisir telle ou telle voie.

    Quand on réunit ces éléments : travail préparatoire solide, compétence du designer, commanditaire qui assume des choix tranchés, on obtient généralement une identité graphique solide qui porte alors véritablement la « marque » pendant des décennies.

    Au contraire, des logotypes mal réalisés montrent rapidement leur limite et appellent des refontes permanentes.

    Je ne dis pas qu’il ne faille pas faire appel aux « locaux », il suffirait déjà de faire des appels d’offres qui n’ont que pour objectif de sélectionner le prestataire qui réunit toutes les compétences nécessaires pour mener un tel chantier à terme. Cela peut se faire en regardant les références du prestataire ou en sélectionnant le prestataire à partir d’un exercice de style : un brief hypothétique dont l’objectif est simplement de voir les pistes proposées.

    Bref, on peut critiquer une somme de 400.000 euros si le résultat rendu est médiocre, mais tout à fait correct pour obtenir un travail solide, qui servira au mieux l’identité du commanditaire sur tous les supports possibles et imaginables. « Le prix s’oublie la qualité reste »

    Il faudrait déjà se demander en amont pourquoi une région ou un département a besoin d’un logo, que ce dernier doit « forcément » être alambiqué, et en quoi il devrait changer en fonction des mandatures.

    Pourquoi ne pas plutôt réfléchir à un système graphique « national » qui permettrait au premier coup d’oeil d’identifier qu’il s’agit de l’identité d’une « région » et de quel région il s’agit ? De transmettre au public une identité graphique qui indique le rôle de la région plutôt que les fantaisies de ceux qui sont aux manettes à un instant T ?

    utiliser des logos bons marchés voire gratuits ne ferait que rendre encore plus brouillonne la communication des institutionnels, continuerait de tirer la qualité générale vers le bas et finira par tuer tout simplement l’usage d’un logo dans une stratégie de communication.

    signé : un nain stitutionnel qui se bat tous les jours avec des identités graphiques mal pensées.

  9. smonff dit :

    Je suis d’accord avec vous VincentB. Pour rappel, les sommes du logo du CG des Hauts de Seine (http://www.observatoiredessubventions.com/2011/hauts-de-seine-46-millions-deuros-pour-le-nouveau-logo-du-conseil-general/) qui au moins demanderait de se poser des questions sur à qui profitent ces contrats et qui sont les juris des concours? Le Pôle Emploi est un autre exemple saisissant.

    Concernant les critiques des graphistes, et la façon dont ils ont réagit à votre déclaration initiale, il s’agit d’une corporation que je considère comme un peu « détachée », après tout ce sont des artistes, mais pas vraiment non plus. Ce qui est très inquiétant, c’est leur façon de rejeter tout principe de « design collaboratif », puisqu’il est très facile d’associer des « habitants » comme le dit Valérie P. (je ne suis pas enthousiasmé par ces idées mais bon, la a mis le doigt sur quelque chose de sensible), des citoyens, des bénévoles, des collégiens, la graphiste de la mairie, les élèves de l’association. d’arts plastiques locale, n’importe qui en fait, oui. Je suis énervé par ce rejet du DIY (Do It Yourself – Fais Le Toi Même), où seuls les détenteurs de l’accès à un savoir et à des réseaux pourraient s’exprimer et où les savoirs communs et populaires sont niés de façon impitoyable. Mais je ne suis pas très étonné car finalement, on voit bien pourquoi la corporation protège ses privilèges acquis on ne sait trop comment.

  10. `h dit :

    « on voit bien pourquoi la corporation protège ses privilèges acquis on ne sait trop comment. »
    Quels privilèges ? Celui de se faire payer une fois sur 5 ?

  11. ben dit :

    Les régions se prennent pour des marques (http://picardie.fr/-Toute-l-identite-visuelle-de-la-), c’est logique ; elles cherchent à marquer leur territoire, donner une identité à leur action (culturelles, touristiques…). Supprimer les logos de l’Histoire du XXe et vous comprendrez l’importance de leur rôle. Derrière tout ça, des enjeux d’attractivités, de communications et donc économiques !
    Les budgets sont souvent affolants mais les chiffres masquent une bouillie de processus et un coût de déploiement obligatoire pour l’efficacité, placer un logo sur un porte-clé, un stylo, un sticker, une voiture, un train, un bâtiment, un site… puis imprimer, concevoir, fabriquer…

    « Peuvent-elles se contenter d’une déclaration d’intention ? »
    Non, mais il faut faire un audit, voir le travail (le fameux book) des agences/graphistes et créer une relation, des échanges avec eux, ça demande du temps et des connaissances dans un métier populaire mais mal connu (qu’est-ce qu’un logo ?). Il y a en France des créateurs de logos et identités très pointus ! Des gens qui s’engagent dans leur production à donner le meilleur pour l’image de leur client (et pour leur image dans la profession).

    Je comprends qu’un politique soit perdu face à tout ça car même les étudiants en graphisme à Bac +2 s’égarent facilement sur l’objectif, le sens et la qualité d’une identité pertinente.

  12. VincentB dit :

    Ben : La région est elle une marque ? Pour moi c’est une institution. Il y a là matière à débat. Comme je l’ai écrit dans mon billet, ce qui me perturbe ce n’est pas tant l’existence même du logo mais le fait qu’on passe désormais des marchés publics pour les refaire. Mais au fait quelle est la part des commandes publiques dans l’activité d’un studio de « design » ?

  13. Francois dit :

    Le jour où « des citoyens, des bénévoles, des collégiens, la graphiste de la mairie, les élèves de l’association. d’arts plastiques locale, n’importe qui en fait (…) » seront capable d’analyser dans toute sa complexité l’ensemble des relations qu’entretient une institution territoriale avec tous ses contacts (élus, électeurs, habitant, personnes en transit, prospects touristiques industriels ou autres etc.) et de définir avec finesse comment communiquer avec toutes ces cibles… On pourra leur confier avec sérénité la conception de la communication d’un territoire et considérer que leur travail ne veut rien (ce n’est pas moi qui ai dit que 0€ c’est l’idéal!).
    Comment est-il possible que des élus et des responsables politiques puissent encore débattre d’argent public en prenant un logo comme excitant public en dissimulant le travail de fond que mènent les professionnels sérieux (oui il y a aussi des filous et de mauvais acheteurs…) sur la communication des institutions? Ces élus et responsables politiques sont les premiers à investir de façon conséquente dans leurs campagnes et dans leur image, mesurant avec délectation l’efficacité de ce travail de communication dans les urnes.
    C’est encore une façon de simplifier les problèmes et de fabriquer de faux chevaux de bataille qui masquent les vrais questions de fond et attisent des colères infondées. Le populisme n’est pas si loin.

    NB On peut considérer un région comme une marque si on parle du territoire, de ce qu’il véhicule, de son attraction, donc par exemple, de la valeur qu’il peut donner à des produits, biens ou services. Ca ne fait pas l’institution une entreprise à but purement lucratif (l’association des deux idées est souvent un raccourcis confortable pour les caricaturistes de tous poils) mais cette dimension « branding », pour reprendre le terme anglo-saxon en usage, existe bel et bien.

  14. Ben dit :

    Réponse : C’est la région qui a voulu ou accepté d’être une marque. C’est plus de la communication que du graphisme.

    Je suis indépendant, la commande publique, c’est 0% de mon chiffre d’affaires ! J’ai eu des commandes à mes débuts mais jamais gagné d’appels d’offres… J’ai participé à trois appels, le premier était difficile (j’ai même écrit une annonce radio !) un marché propice aux grosses boîtes à stagiaires, le second à été infructueux (aucun projets retenus), le troisième suspendu (plus de budget). J’ai arrêté, c’est long pour répondre à une commande tout seul, lire les consignes (parfois surréaliste), faire des recherches sur le sujet, produire des images… deux semaines perdues pour un appel truqué avec finalement du mauvais graphisme, ce n’est plus possible !
    Il existe des contre-exemples avec des commandes réussies mais c’est rare.

  15. VincentB dit :

    Ben (et les autres) : C’est en effet un blog politique ici, exclusivement. Je veux dire par là que tout le débat doit tourner autour du choix politique de lancer (ou pas) un marché public et de la dépense qu’implique de (re)faire un logo de collectivité territoriale. Tout travail mérite salaire, nous sommes d’accord sur ce point.

  16. Arles dit :

    Une institution est une marque d’un point du vue communication, de même que chaque auteur sur le Web est une marque (vous y compris).

    Ne faut t’il pas voir dans la défiance vis à vis des institutions, un manque de qualité dans la communication, je crois sincèrement que le fait de vouloir tirer les prix et la qualité vers le bas systématiquement contribue à affaiblir l’état.

    Alors comment diminuer les coûts sachant que la grande majorité des institutions ont choisi d’externaliser leurs services communications et leurs équipes créatives, une piste pourrait être de relocaliser ces équipes en internes, on doit obligatoirement passer par des agences.

    On peux toujours faire appel à des stagiaires ou autres concours, mais il ne faut s’étonner d’avoir une communication inefficace voir contre-productive.

    La vrai question qu’il faut se poser c’est combien on perd d’argent a vouloir éviter les spécialistes d’un métier ?

  17. Francois dit :

    > VincentB
    Votre réaction m’étonne. On parle bien de dépenses publiques et des orientations de fond que prend une collectivité locale en terme de communication non?
    Rester sur place en terme de communication et conserver ses anciens codes pour faire des « économies » peut couter cher en terme d’image. Une région comme l’Île-de-France a raison de veiller à son image et de faire appel à des professionnels pour cela.

    Quant à la question des services de comm. propre, tous ceux qui ont déjà pu l’observer savent à quel point c’est difficile de recruter et de garder des équipes de créatifs en interne. Travailler exclusivement pour un client qui est dans le bureau d’à côté aboutit généralement des distorsions. Le résultat est souvent que cela transforme les créatifs en planqués qui ne prennent plus aucun risque, ou que les créatifs ne restent pas et le turnover génère un résultat tout aussi médiocre…
    Sans parler de l’étendue des compétences à couvrir, de l’irrégularité de la charge de travail et du coût global réel!…

  18. VincentB dit :

    Chaque collectivité a un budget com’ et c’est logique. Ce que j’ai dénoncé c’est la spirale inflationniste consistant à faire et refaire des logos(*). Si encore comme je l’ai écrit dans mon billet les marchés publics allaient aux « petites entreprises qui ainsi pourraient ajouter une référence de choix », mais même pas ! C’est plutôt l’inverse qui semble se produire : une facturation de plus en plus importante et un appel de plus en plus sytématique aux « grands groupes » parce que ces mêmes collectivités imaginent qu’ainsi elles seront plus « visibles ». Le militant politique que je suis ne sait pas se résoudre à voir de plus en plus d’argent engagé là-dedans.

  19. P'tit croco dit :

    Votre manque de culture graphique, comme la plupart des Français, vous font dire à vous et à vos acolytes beaucoup de bêtises. On m’a toujours appris, qu’avant de parler d’un sujet, il fallait en maîtriser au moins les bases. Si cela avait été le cas vous n’auriez pas toute une profession sur le dos. Car il s’agit d’une profession. Et oui graphiste est un métier pas un amusement. Est-ce qu’un habitant lambda peut prétendre vous faire vos lunettes ? Je ne pense pas. Il en va de même pour un logo. Mais vous avez de la chance car voici une séance de rattrapage :
    http://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/jt-de-20h-du-vendredi-31-janvier-2014_513597.html
    mettez le curseur à 30:14 et vous aurez droit à une explication sur ce qu’est un logo. C’est un très bon reportage passé dans je journal de 20h sur France 2 du 31 janvier, date de votre tweet mémorable et de celui de votre copine Valérie Pécresse !
    Bonne lecture ou culture.

  20. Kaes dit :

    Il semblerait que mon commentaire ne soit pas passé… Une chance : je garde toujours des traces de ce que j’écris dans ce genre de situation !

    Pour vous répondre :

    « On m’accuse de vouloir tuer le métier de graphiste »
    > C’est un peu ce qu’encourage votre propos, même si ce n’est pas votre objectif à l’origine.

    « Je considère qu’une collectivité quelconque n’a pas à passer de marché public pour faire son logo. Soit elle le fait en interne, soit elle le fait de manière à ce que cela coûte un minimum d’argent à la collectivité. »
    > En effet, les marchés publics étant de toute façons vendus (appelons les choses par leurs noms). Mais entre « 0 € », « en interne », « un minimum d’argent », il y a un sacré fossé.

    « Associer les habitants de la collectivité à participer activement à la conception du logo peut s’envisager. »
    > Créer un logo est un vrai métier. Je vous laisse imaginer la tronche des immeubles si on laissait les gens faire les logements sociaux des villes par eux-même. Plus d’infos : http://www.aetherconcept.fr/pourquoi-faire-appel-a-un-graphiste-independant/

    « Les plus virulents m’accusent de vouloir mettre toute la profession sur la paille avec cette histoire de concours, ce qui vous en conviendrez est excessif. »
    > Ce n’est pas excessif : http://www.aetherconcept.fr/crowdsourcing-esclavage-moderne/

    « Où trouver un juste milieu alors ? »
    > En se renseignant ? J’dis ça, j’dis rien.

    « Un logo de collectivité territoriale n’est pas un logo d’entreprise privée, encore moins un logo de marque. »
    > Est-ce pour autant qu’il doit être bâclé ?

    « Il devrait être fonctionnel avant tout. S’il est design en plus pourquoi pas.  »
    > C’est le principe du logo. Et vous confondez design et graphique, car justement, design = fonctionnel.

    « Mais force est de constater qu’il y a une dérive en ce domaine. »
    > Et c’est certainement pas la faute aux graphistes. Aux agences, peut-être. Mais dans ce cas, privilégions de faire bosser les petits.

  21. netslider57 dit :

    J’aurais une question qui selon moi n’a pas encore été apportée ?
    Ce fameux logo à 400 000 €, qui est à l’origine quand même de cette discorde, a été réalisé par qui ? J’imagine bien une agence et non un graphiste seul, qui ne s’est pas gênée de surévaluer un travail qui j’imagine aussi, est loin de valoir cette somme à la fin ! Et quel élu a validé le devis de 400 000 € plutôt bizarrement élevé pour une tâche de cette ampleur ?
    Ce serait intéressant d’avoir le nom de l’auteur de ce logo… enfin ce serait instructif quoi ! ;-)
    Sinon effectivement, un tweet est toujours assez court et ne permet jamais de donner tout le fond de sa pensée, on voit bien comment un polémique peut naître sur un simple tweet et de l’interprétation que l’on peut en faire… merci d’avoir fait cet article pour vous en expliquer un peu plus…
    Quand au fait que ces opportunistes de l’Ump, dont fait partie cette pauvre Mme Pécresse, reprennent des tweets en les sortant des fois de leur contexte pour essayer de relayer des polémiques… s’en est pathétique et ce n’est pas le premier exemple du genre… bref pauvre France si un jour ils arrivent à remettre les pieds dans un gouvernement. !

  22. ben dit :

    source :
    En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/politique/la-region-ile-de-france-s-offre-une-nouvelle-image-pour-400-000-euros_1265409.html#MMATBOl1u7m2b6DU.99

    Pour autant, 400 000 euros est-il le juste prix pour une telle opération de communication? Pour le savoir, L’Express a appelé le conseil régional de Bretagne, qui fut la première région française à se doter d’une « marque de territoire » en 2011. Bilan: cette opération a coûté … 400 000 euros.

    Jusque dans le détail des budgets, la ressemblance est frappante. 60 000 euros pour un site Internet à Paris (+ 10 000 pour l’assistance technique), 50 000 à Rennes ; 154 000 euros pour l’ensemble des travaux préparatoires (maitrise d’ouvrage, tables rondes, études et sondages) dans le premier cas, 140 000 dans le second. Quant au logo lui-même, il a coûté 70 000 euros aux Bretons comme aux Franciliens.

  23. Faure dit :

    Cher Monsieur Vincent Bertignac (oups désolé, vous semblez tenir à votre anonymat sur cette page…),
    Je suis assez surpris par votre réaction, par Vos réactions sur ce sujet…. Il serais bien de faire un peu le ménage entre la réalité et ce qui est colporté.

    Une bien belle idée que votre idée de concours de logos crées par les habitants, mais si l’on reprend un minimum vos arguments vous allez peut être voir, si vous savez écouter, que vos arguments sont somme tout fallacieux, et erronés, ce qui vous à valus cette volée de bois vert de la part (d’une partie) de la profession.

    Vous dites « Je considère qu’une collectivité quelconque n’a pas à passer de marché public pour faire son logo », ok, c’est juste une règle de transparence dans l’attribution des marchés publics. J’en conviens c’est souvent un système plus ou moins pervertis, et rarement dans le sens d’une certaine équité devant le marché, mais ce n’est pas le propos, en fait un appel d’offre est obligatoire à partir d’un montant de 15 000 euros.
    Donc en dessous de 15 000 euros, pas d’appel d’offre. Disons donc que c’est le prix « acceptable » pour faire un logo en passant par un appel d’offre et cela me va bien (en tant que graphiste), nous verrons un peu plus loin à quoi peuvent correspondre ces sommes…

    Vous dites « …Un logo de collectivité territoriale n’est pas un logo d’entreprise privée, encore moins un logo de marque. Il devrait être fonctionnel avant tout…. »,
    ok, bien, vous avez compris ce qu’est un logo. Il doit être fonctionnel avant tout. Et quelle est la fonction d’un logo ? Communiquer, apporter une image une signature à une institution, donner du sens, ça c’est disons pour la partie « graphique » (et là, pas de différence avec un logo d’une entreprise privée….).
    Ensuite il doit être fonctionnel techniquement… c’est à dire qu’il doit pouvoir être décliné en fonction des supports sur lesquels il doit vivre, et là pour une collectivité territoriale, les supports sont nombreux… cela va de la carte de visite (une carte de visite blanche et sans logo, c’est pas terrible…), à l’ensemble de la papeterie (utilisée au quotidien – têtes de lettre, cartes de correspondances…..), l’ensemble de la communication externe (site internet, bilans, rapports, bulletins d’information – si si les politiques ont besoin de ces outils, pour montrer leurs actions, ne me dites pas le contraire…), le marquage des véhicules (voitures, camions, autobus), pour la signalétique (interne – externe), j’en passe la liste est longue… très longue…

    Ok, une partie de ce travail s’appel une charte graphique, qui est déclinée dans un document qui permet à chacun qui utilise ce logo, de le faire de manière propre et « fonctionnelle », ce document, pour une collectivité territoriale comme un département ou une région, peut facilement faire plus de 30 pages… (plus les fichiers techniques de ce même logo – en vectoriel, en JPEG, en couleur, en noir et blanc, en bicro….)

    Ok, et tout cela, qui va s’en occuper ? la Madame Mongin du Batiment B qui a remporté le concours ? si si celle qui nous à fait un super logo pour zero euros, dessiné au crayon de bois, réhausse de crayons de couleurs (du plus bel effet, et au fond largement suffisant pour donner une image moderne et dynamique de notre belle région…). Ben non évidement, vous allez passer par un professionnel, qui v’a s’occuper de retravailler tout cela pour le rendre « fonctionnel ».
    (c’est là que c’est un métier…et que cela se paye).

    Donc imaginons, que vous soyez passé par là. Vous m’avez demandé à moi (graphiste freelance donc souvent moins cher qu’une agence il est vrai, (au passage il faudra expliquer à l’agence que vous avez recruté pour la communication de la région tout ça…mais ça vous devriez y arriver, le contrat passé avec elle vous vous en arrangerez), bref vous me demandez de retoucher tout ça.

    Et moi je vous donne le budget, pour construire cette fameuse charte graphique (oui, ce n’est pas vous qui allez me donner le budget, au cas ou l’idée vous serai passée par la tête – quand vous allez chez Renault vous ne leur dites pas, je prend la Clio, mais j’ai un budget de 5000 euros faut faire avec…), et là je vais compter, au minimum 15 jours de travail (dont, car je suis rapide, deux jours pour retravailler le logo de Madame Mongin), et je vais vous compter trois jours de travail pour les aller retours (oui, j’ai été obligé d’adapter le logo et les couleurs, car trouver la teinte de son crayon de couleur et en faire un aplat n’est pas si simple, et comme je suis pro, je demande et propose mes solutions), donc nous avons au bas mot 18 jours de boulot. Mais là je n’ai fait que la première partie, la « simple » charte…
    je suis à 450 euros par jours (oui, oui, je sais, mais bon, j’ai de l’expérience, j’ai fait des études, et j’ai aussi et surtout des charges, alors les 450 euros ils ne sont pas tout pour moi….) ce qui nous donne un premier post à 8100 euros (nous sommes assez loin des 400 000 c’est vrai.).

    Maintenant phase deux : appliquer la charte… et la décliner, et là, ça devient plus complexe. Bon, je suis courageux, mais là je suis obligé d’appeler des confrères pour m’aider, car comme vous n’avez pas beaucoup de temps, il faut faire vite, et changer quasi simultanément tous les documents de la région (et il y en a une tapée!). Alors le site internet, la papeterie, les bulletins municipaux, les véhicules, la signalétique………………… là vous me permettrez de vous établir un devis plus tard, mais avec la fabrication car ce que vous avez oublié de préciser, il y a de la fabrication dans le « COÛT » de votre logo… et là je vous assure que des 400 000 on en est proche, et comme nous sommes assez loin des 15 000 euros, l’appel d’offre est obligatoire.

    Bon, ma démonstration vaux ce qu’elle vaut, mais elle a le mérite de détailler les choses, et que plutot que de faire des effets de manche pour crier au scandale pour cout d’un logo, il vaut mieux savoir de quoi l’on parle.

    Enfin vous qui faites un peu de politique, pouvez me dire quel est la durée de vie d’un logo pour une région, ou un département ? disons si l’on fait une moyenne, au pire à chaque changement de président de région (les politiques ont horreur de remettre les chaussures de leur prédécesseurs, ce qui peut se comprendre, histoire de laisser sa trace et marquer sa présence, c’est assez trivial et bestial, mais au fond nous sommes des bêtes), au mieux tous les 10 ans (ben oui ça coûte…) alors tous les dix ans 400 000 euros (40 000 euros par ans) sur un budget de 4,75 milliards d’euros par an (moins de 0,001%), ça peut passer… de plus vous aurez fait vivre pas mal de monde, crée de la richesse, et des consommateurs, et si votre communication est bien faite, (et un bon logo y participe) vous verrez également des touristes venir vous voir, et ça c’est bon pour l’économie…

    Vous n’êtes pas obligé de publier (quoique ce serait pas mal…), avoir pris le temps de lire c’est déjà une belle preuve d’ouverture d’esprit. Je ne représente que moi même dans cette histoire, ainsi qu’un certain nombre de graphistes collègues qui se retrouvent dans cette explication, avec qui j’ai le plaisir de discuter quotidiennement depuis un groupe facebook de plus de 650 membres – pas grand chose…

    Je vous souhaite une bonne journée.
    Alexandre Faure

  24. VincentB dit :

    Alexandre Faure, j’ai lu vos arguments. Pour commencer sur ce blog je ne suis pas anonyme. Ma vie politique se limite à celle d’un militant un tout petit peu actif. J’ai été candidat sur une liste aux régionales mais dans une position inéligible (dit autrement : mon nom était présent pour remplir la liste).
    Pour votre démonstration je ne ferais qu’une seule remarque (ce qui valide en creux ce que vous avez écrit avant) : Si seulement…. oui si seulement les collectivités changeaient de logo tous les 10 ans. Politiquement parlant le simple fait de changer le logo au motif de l’alternance électorale est aussi injustifiable que les sommes de plus en plus folles qu’on y consacre. C’est là le fond de ma pensée j’insiste. Tout travail mérite salaire et je n’ai jamais écrit qu’il ne fallait pas rémunérer un graphiste, un webmaster ou autre. Mais que comme dans une course folle les départements/régions se fassent concurrence au travers des logos (en y mettant plus d’argent que le voisin pour avoir un logo « plus beau », en décrétant le sien obsolète au motif que le voisin vient d’en changer), ça non !
    Je suis curieux de savoir ce que l’opinion publique choisirait entre un logo « moche et gratuit »* et un logo « beau et cher »** ?
    * Gratuit hors frais mentionnés dans votre commentaire
    ** Cher mais sans facturation excessive, vous me comprenez…

  25. VincentB dit :

    P’tit croco, je n’ai aucune culture graphique je vous le concède. Ai-je d’ailleurs prétendu en avoir ? Votre argumentation selon lequel « avant de parler d’un sujet, il [faut] en maîtriser au moins les bases »ne nous mèneraient tous pas loin. Je suis passionné d’astronomie, ai-je pour autant la maîtrise des bases de cette discipline ? Je ne suis élu nul part, dois-je donc ne jamais parler de politique pour autant ?
    Par contre j’ose croire que c’est par ironie que vous citez « ma copine Valérie » : J’ai re-précisé dans mon texte ce que je pensait de l’UMP en général et de Valérie Pécresse en particulier. Je récuse le terme de « copine ».

  26. Kaes dit :

    Bon, je vais finir par croire que vous choisissez les commentaires qui peuvent apparaître sur votre site : voila ma troisième tentative ! A moins que je ne finisse dans les spams ?

    « On m’accuse de vouloir tuer le métier de graphiste »
    > C’est un peu ce qu’encourage votre propos, même si ce n’est pas votre objectif à l’origine.

    « Je considère qu’une collectivité quelconque n’a pas à passer de marché public pour faire son logo. Soit elle le fait en interne, soit elle le fait de manière à ce que cela coûte un minimum d’argent à la collectivité. »
    > En effet, les marchés publics étant de toute façons vendus (appelons les choses par leurs noms). Mais entre « 0 € », « en interne », « un minimum d’argent », il y a un sacré fossé.

    « Associer les habitants de la collectivité à participer activement à la conception du logo peut s’envisager. »
    > Créer un logo est un vrai métier. Je vous laisse imaginer la tronche des immeubles si on laissait les gens faire les logements sociaux des villes par eux-même. Plus d’infos : http://www.aetherconcept.fr/pourquoi-faire-appel-a-un-graphiste-independant/

    « Les plus virulents m’accusent de vouloir mettre toute la profession sur la paille avec cette histoire de concours, ce qui vous en conviendrez est excessif. »
    > Ce n’est pas excessif : http://www.aetherconcept.fr/crowdsourcing-esclavage-moderne/

    « Où trouver un juste milieu alors ? »
    > En se renseignant ? J’dis ça, j’dis rien…

    « Un logo de collectivité territoriale n’est pas un logo d’entreprise privée, encore moins un logo de marque. »
    > Est-ce pour autant qu’il doit être baclé ?

    « Il devrait être fonctionnel avant tout. S’il est design en plus pourquoi pas.  »
    > C’est le principe du logo. Et vous confondez design et graphique, car justement, design = fonctionnel.

    « Mais force est de constater qu’il y a une dérive en ce domaine. »
    > Et c’est certainement pas la faute aux graphistes. Aux agences, peut-être. Mais dans ce cas, privilégions de faire bossers les petits.

  27. Kaes dit :

    Il y a une volonté de votre part à ne pas vouloir de mon commentaire ? Je me pose de sérieuses questions sur votre bonne fois là…

    « On m’accuse de vouloir tuer le métier de graphiste »
    > C’est un peu ce qu’encourage votre propos, même si ce n’est pas votre objectif à l’origine.

    « Je considère qu’une collectivité quelconque n’a pas à passer de marché public pour faire son logo. Soit elle le fait en interne, soit elle le fait de manière à ce que cela coûte un minimum d’argent à la collectivité. »
    > En effet, les marchés publics étant de toute façons vendus (appelons les choses par leurs noms). Mais entre « 0 € », « en interne », « un minimum d’argent », il y a un sacré fossé.

    « Associer les habitants de la collectivité à participer activement à la conception du logo peut s’envisager. »
    > Créer un logo est un vrai métier. Je vous laisse imaginer la tronche des immeubles si on laissait les gens faire les logements sociaux des villes par eux-même. Plus d’infos : http://www.aetherconcept.fr/pourquoi-faire-appel-a-un-graphiste-independant/

    « Les plus virulents m’accusent de vouloir mettre toute la profession sur la paille avec cette histoire de concours, ce qui vous en conviendrez est excessif. »
    > Ce n’est pas excessif : http://www.aetherconcept.fr/crowdsourcing-esclavage-moderne/

    « Où trouver un juste milieu alors ? »
    > En se renseignant ? J’dis ça, j’dis rien…

    « Un logo de collectivité territoriale n’est pas un logo d’entreprise privée, encore moins un logo de marque. »
    > Est-ce pour autant qu’il doit être baclé ?

    « Il devrait être fonctionnel avant tout. S’il est design en plus pourquoi pas.  »
    > C’est le principe du logo. Et vous confondez design et graphique, car justement, design = fonctionnel.

    « Mais force est de constater qu’il y a une dérive en ce domaine. »
    > Et c’est certainement pas la faute aux graphistes. Aux agences, peut-être. Mais dans ce cas, privilégions de faire bossers les petits.

  28. P'tit croco dit :

    Vous êtes passionné d’astronomie… et vous faîtes des conférences comme un professionnel (tout ça gratuitement ça va de soit). Je ne pense pas… hein… rassurez-moi ! Parce que c’est bien de cela qu’il s’agit. De demander à des amateurs de faire le travail d’un professionnel. Donc soit vous nous prenez pour des idiots, soit vous jouez fort bien les idiots.
    Sur ce je vous souhaite une bonne fin d’après-midi.

  29. Kaes dit :

    « On m’accuse de vouloir tuer le métier de graphiste »
    > C’est un peu ce qu’encourage votre propos, même si ce n’est pas votre objectif à l’origine.

    « Je considère qu’une collectivité quelconque n’a pas à passer de marché public pour faire son logo. Soit elle le fait en interne, soit elle le fait de manière à ce que cela coûte un minimum d’argent à la collectivité. »
    > En effet, les marchés publics étant de toute façons vendus (appelons les choses par leurs noms). Mais entre « 0 € », « en interne », « un minimum d’argent », il y a un sacré fossé.

    « Associer les habitants de la collectivité à participer activement à la conception du logo peut s’envisager. »
    > Créer un logo est un vrai métier. Je vous laisse imaginer la tronche des immeubles si on laissait les gens faire les logements sociaux des villes par eux-même. Plus d’infos : http://www.aetherconcept.fr/pourquoi-faire-appel-a-un-graphiste-independant/

    « Les plus virulents m’accusent de vouloir mettre toute la profession sur la paille avec cette histoire de concours, ce qui vous en conviendrez est excessif. »
    > Ce n’est pas excessif : http://www.aetherconcept.fr/crowdsourcing-esclavage-moderne/

    « Où trouver un juste milieu alors ? »
    > En se renseignant ? J’dis ça, j’dis rien…

    « Un logo de collectivité territoriale n’est pas un logo d’entreprise privée, encore moins un logo de marque. »
    > Est-ce pour autant qu’il doit être baclé ?

    « Il devrait être fonctionnel avant tout. S’il est design en plus pourquoi pas. »
    > C’est le principe du logo. Et vous confondez design et graphique, car justement, design = fonctionnel.

    « Mais force est de constater qu’il y a une dérive en ce domaine. »
    > Et c’est certainement pas la faute aux graphistes. Aux agences, peut-être. Mais dans ce cas, privilégions de faire bosser les petits.

  30. « S’il est design en plus pourquoi pas. »
    cela ne veut rien dire….
    le design est un processus, une façon de réfléchir, d’amener un concept (abstrait) à une forme concrète déclinable sur des supports concrets (physique et digital)….
    je plussoie Kaes … je connais pas beaucoup de graphiste qui profite du système…
    le problème ne se situe pas sur une échelle de prix… mais de méthode!
    et moi j’adore les points de suspension….
    allez finissons par un sourire:
    http://monmacon.tumblr.com/post/63480498842/voici-les-prix-que-nous-payons-actuellement-avec

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