Ma défense de V. Lurel

Victorin Lurel aura déclenché une polémique comme les analystes politiques et l’opposition l’aiment, une bonne et belle polémique avec ses ingrédients d’outrance et de négation de la réalité ; avec également ses précisions voire ses approximations. Mais si taper sur le gouverment en place est une pratique qui a existé de tout temps, il y a aussi l’art et la manière de le faire, sans compter que toutes les petites phrases ne sont pas forcément bonnes à critiquer. En l’espèce l’UMP a bien vite oublié les relations diplomatiques qu’a entretenu durant 5 ans le président Sarkozy. Faut-il reléguer aux oubliettes la visite du Colonel Khadafi à l’Elysée, avec en prime l’acceptation de ses demandes protocolaires pour le moins incongrues ? Faut-il nier que Bachar El-Assad a non seulement été reçu mais qu’il a été l’invité d’honneur (…d’honneur !) du défilé du 14 Juillet 2008 ? Enfin faut-il passer sous silence qu’Hugo Chavez a lui aussi connu les honneurs de la cour de l’Elysée ? Il serait intéressant d’ailleurs de revoir les images car je ne suis pas prêt de les oublier. Il pleuvait sur Paris ce jour-là et au moment de sortir du palais de l’Elysée une employée du service protocolaire s’approcha pour abriter sous un parapluie le président vénézuélien. Voyez son attitude à ce moment précis, où il semble regretter du regard que le protocole justement l’empêche d’aller aussi loin qu’il le voudrait sur l’instant…
On pourrait ajouter pour compléter le tableau la déclaration malheureuse de Michelle Alliot-Marie à propos d’une Tunisie qui luttait pour se libérer du joug de Ben-Ali et auquel la ministre des affaires étrangères ne proposait rien d’autre que d’aider le président à mater cette rebellion. L’histoire est souvent cruelle, nulle doute qu’elle retiendra moins la phrase de Victorin Lurel que ces années de diplomatie hasardeuse.

Partager sur
  • Partager via Facebook
  • Partager via Google
  • Partager via Twitter
  • Partager via Email

À propos de VincentB

"Né citoyen d'un Etat libre, (...) quelque faible influence que puisse avoir ma voix dans les affaires publiques, le droit d'y voter suffit pour m'imposer le devoir de m'en instruire" [Jean-Jacques Rousseau, Du contrat social]
Cette entrée a été publiée dans Actualité, avec comme mot(s)-clef(s) , , , . Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.